Thomas Riboud

Thomas Riboud
Relief de Thomas Riboud par Alphonse Muscat au monastère de Brou.
Fonctions
Député de l'Ain
-
Membre du Conseil des Cinq-Cents
-
Député de l'Ain
-
Procureur-syndic
Ain
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Jasseron
Nom de naissance
Thomas Philibert Riboud
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Distinction
Archives conservées par

Thomas Philibert Riboud, né le à Bourg et mort le à Jasseron, est un magistrat et homme politique français, député de l'Ain de façon discontinue de 1791 à 1815[2]. Il est connu pour avoir contribué à sauver et protéger le monastère royal de Brou de la destruction en le faisant déclarer « Monument national » par la Convention[3],[4],[5].

Biographie

Thomas Phlibert Riboud, né le de Jean Bernard Riboud, avocat, et de Marie Pierrete Perier, est baptisé à la paroisse de Notre-Dame de Bourg le . Il a pour parrain son grand-père Thomas Riboud, également avocat, et pour marraine Marie Philiberte Perier[6].

Il est reçu avocat au parlement de Dijon le , il exerce cette profession à Lyon de 1775 à 1779. Il est procureur du roi au présidial de Bourg de 1779-1790, puis subdélégué de l'intendance de Bourgogne en Bresse de 1783 à 1790.

En 1791, il est élu député du département de l'Ain à l'Assemblée Législative, commençant ainsi une carrière politique qui s'achèvera avec la Restauration[7].

Il épouse Catherine Roccofort. De leur union naît en 1792 Philippe Madeleine Riboud[8].

Thomas Riboud a été membre des sociétés savantes suivantes[9] :

Lors d'un séjour à la chartreuse de Portes en 1781, il étudie l'olifant en ivoire qui se trouve dans le trésor, et le publie dans le Journal des Savants en 1785. A la Révolution, les Chartreux lui confient l'objet pour le préserver. A sa mort en 1835, l'olifant est acheté par le duc de Luynes, qui en fait don en 1862 au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France[11].

Hommages

Notes

  1. ↑ « http://www.archives.ain.fr/archive/fonds/FRAD001_0000020J » (consulté le )
  2. ↑ « Thomas, Philibert Riboud », sur assemblee-nationale.fr.
  3. ↑ « Recherche "Thomas Riboud" », sur culture.gouv.fr.
  4. ↑ Jérôme Croyet, « Thomas Riboud, un magistrat humaniste », sur histoire-empire.org.
  5. ↑ « Thomas Philibert Riboud », sur portraits-monuments-ain.fr : « Pionnier dans la défense du patrimoine, Bourg-en-Bresse lui doit la protection du monastère de Brou en sa qualité de monument historique et la sauvegarde des bibliothèques des monastères de l'Ain. ».
  6. ↑ Jean François Loriol (chanoine de l'église collégiale), Registre de baptêmes, mariages et sépultures de la paroiffe de Nostre Dame de Bourg, 1755 (FRAD001_EC LOT11539 - Bourg-en-Bresse 1755 - 1755 - (1755)), Bourg-en-Bresse, mis en ligne par archives départementales de l'Ain, , 84 vues (lire en ligne), vue 61.
  7. ↑ Sa carrière est reconstituée dans son dossier de légion d'honneur à partir de la page 6. Archives Nationales, base Leonore, dossier de Thomas Philibert Riboud,LH/2316/61.
  8. ↑ Archives nationales, base Leonore, dossier Philippe Madeleine Riboud, LH/2316/60.
  9. ↑ « RIBOUD Thomas Philibert » sur le site du Cths
  10. ↑ Dominique Saint-Pierre, Dictionnaire historique des académiciens de Lyon : 1700-2016, (ISBN 978-2-9559433-0-4 et 2-9559433-0-4, OCLC 983829759, lire en ligne)
  11. ↑ « Oeuvre : Précisions - olifant, "Olifant de la Chartreuse de Portes" (inv.55.345) | catalogue », sur medaillesetantiques.bnf.fr (consulté le )
  12. ↑ « Collège Thomas-Riboud », sur education.gouv.fr.

Bibliographie

Liens externes

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