Sadok Chourou

Sadok Chourou
Illustration.
Portrait de Sadok Chourou.
Fonctions
Constituant de la circonscription de Ben Arous
–
(3 ans et 10 jours)
Élection 23 octobre 2011
Groupe politique Ennahdha
Président d'Ennahdha
–
(2 ans et 5 mois)
Prédécesseur Jamel Aoui
Successeur Mohamed Kaloui
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Midoun, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Ennahdha
Diplômé de Université de Tunis - El Manar

Sadok Chourou (arabe : الصادق شورو), né en à Midoun sur l'île de Djerba, est un homme politique tunisien.

Biographie

Diplômé en chimie de la faculté des sciences de Tunis, il enseigne la discipline à la faculté de médecine de Tunis jusqu'en 1991. Il est également membre de la commission de la recherche scientifique au centre de la recherche scientifique[Quoi ?] de Borj Cédria.

Président du parti islamiste Ennahdha, d' à , il est arrêté le et comparaît devant le tribunal militaire, lors du procès engagé contre 265 dirigeants du parti en 1992. Condamné à mort pour complot contre l'État, il voit sa peine commuée en réclusion à perpétuité[1]. Il passe 18 ans dans les prisons tunisiennes sous le régime du président Zine el-Abidine Ben Ali, dont quatorze dans un isolement total. À la suite d'une grâce présidentielle, il est remis en liberté le , mais arrêté le 3 décembre après son intervention par téléphone sur la chaîne londonienne Al Hiwar, où il demande la légalisation de son parti[2]. Condamné à une peine d'une année d'emprisonnement ferme, il quitte définitivement la prison le [3].

Lors de l'élection de l'assemblée constituante, le , il est élu dans la circonscription de Ben Arous. Sadok Chourou entretient des liens étroits avec des milieux salafistes (comme le parti Hizb ut-Tahrir) et participe en au congrès d'Ansar al-Charia[4]. Avec Habib Ellouze, il figure parmi les personnalités du mouvement Ennahdha qui demandent l'introduction de la charia dans la Constitution[5].

En , il rappelle aux sit-inneurs et grévistes qui paralysent l'économie du pays la gravité de ce qu'ils font et appelle à les châtier sévèrement, citant un verset du Coran[6].

Notes et références

  1. ↑ Frida Dahmani, « Tunisie : Chourou, l'imprécateur », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ « Tunisie : le Dr. Sadok Chourou sera jugé en appel le 14 mars 2009 », sur fr.alkarama.org, (consulté le ).
  3. ↑ « Tunisie : Docteur Sadok Chourou libéré après près de 20 ans de détention arbitraire », sur fr.alkarama.org, (consulté le ).
  4. ↑ Étienne Govignon, « Les salafistes tissent leur toile dans l'ombre d'Ennahda », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ « Sadok Chourou remet la polémique de la Chariaa sur la table de l'ANC », sur tuniscope.com, (consulté le ).
  6. ↑ « Tunis : une marche de défense des libertés », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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