Raymond Plassat

Raymond Plassat
1928
Informations
Surnom
Le père la Soupe
Naissance
Décès
Nationalité
Spécialités
Équipes amateurs
Équipes professionnelles
1928-1938Individuel
de gauche à droite : Maurice Richard, Raymond Plassat, Vel'd'Hiv', 1934

Raymond, Henri Plassat, né le à Reims et mort le dans le 17e arrondissement de Paris[1], est un coureur cycliste sur piste français, spécialiste de la poursuite.

Biographie

Né à Reims, sa famille se réfugie en Bretagne pendant la première guerre mondiale ; il revient à Reims en 1920 et se fait marbrier[2].

Membre du Bicycle club rémois, il court sa première course sur route, Reims-Rethel en 1921 où il chute[3]. En fin de saison 1922, il réussit une bonne course en compagnie de Fernand Moulet[2]. En 1923, il achète un vélo de piste et débute sur la piste de la Haubette à Tinqueux près de Reims[3]. Il pratique toutes les spécialités : vitesse, américaine, individuel, demi-fond, … Les résultats commencent à venir. Il se lance dans le demi-fond et réussit à se classer troisième derrière Georges Faudet et Désiré Briot[note 1]. En américaine, il fait équipe avec Jules Léty[note 2] et se distingue plusieurs fois[4]. Plassat gagne également un match-poursuite contre trois adversaires à Charleville. L’hiver, il pratique la culture physique en compagnie de Marcel Thil[2],[5].

En 1924, il fait son service militaire. Il gagne quand même un Grand Prix Alléluia. Il fait une belle 3e place en américaine, battu par Deruyter-Neffati et Faudet-Toussaint[note 3]. À Nancy, sa ville de garnison, il s’adjuge un Grand Prix Excellence et s’assure plusieurs places d’honneur ; à Strasbourg, sur 100 kilomètres à l’américaine, il manque une belle place de second à la suite d’une chute. II revient courir à Reims, en fausse permission, il tombe ; il faut le transporter à l’infirmerie, le rapatrier ; il écope de quinze jours de prison. Envoyé à l’armée d’occupation, il fait des étincelles dans la région de Sarrebruck grâce à ses chefs sportifs, puis il revient à Reims prendre une troisième place en américaine, battu par Faudet-Choury et Souchard-Rich[2].

Après son service militaire, dans une individuelle à laquelle participent Deruyter, Brocco, Rich,..., il se classe troisième, battu aux points, bien qu’il ait terminé avec 3/4 de tour d’avance, s’étant échappé en fin de course. Puis il se remet au demi-fond luttant avec Toussaint, Léty[6]. Il écume toute la région de l’Est, dans ses diverses spécialités[2].

En 1927, il gagne le Prix de Jonchery couvrant contre la montre, 25 kilomètres en 42’ battant le second, Fernand Moulet, de trois minutes. Puis il reprend sur piste, remportant des succès divers[7]. Pour le meeting du Grand Prix de Paris, il vient apporter au team rémois dans la course-poursuite, l'énorme appoint de ses qualités de polisseur et les « bleu et blanc » sont de rudes adversaires pour les vainqueurs du V.C.L.[8],[9]. Il se distingue encore personnellement dans la revanche qui a lieu quelques jours après à Buffalo[2].

En 1927, l’hiver venu, sur les conseils de René d’Hennin[note 4], il prend un congé et part courir à Paris. Il gagne l'éliminatoire et affronte Octave Dayen pour le brassard-poursuite amateurs au Vél' d'Hiv' battu que d'une dizaine de mètres[10],[11] puis André Raynaud [12] et le remporte contre Maurice Delaunay[13],[14].

En 1928, il s'installe à Bois-Colombes[15], il court des américaines avec Maurice Cordier[16]. Le 4 mars 1928, il bat le record sur 10 km avec 13 min 7 s 3/5, lors d'un match poursuite contre Maurice Richard[note 5],[2],[17] avec qui il fait équipe en américaine[18] et dont les temps sur 10 km. ne sont toujours pas égalés en 1946[19]. Il échoue contre le record de l'heure français à Amiens[20].

En 1929, il pense arrêter la compétition et reprend l'hôtel-restaurant de ses beaux-parents « Le Cordon Bleu », 231 avenue d'Argenteuil à Bois-Colombes[21],[22] puis en 1932, ouvre un restaurant « Le Sportman », à La Fourche, 5, avenue de Saint-Ouen[23],[24].

En 1933, après quatre ans d'absence au Vél' d'Hiv, il rencontre Amédée Fournier, médaillé d'argent de la poursuite par équipes aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1932 et se défend bien[25],[26],[27]. Fin 1933, il participe à un omnium par équipes routiers vs. pistards où il courent l'américaine avec son ami Maurice Richard[28],[29],[30]. Il reprend la compétition en 1934 avec Richard[31],[32]. En février 1934, Henri Lemoine et lui sont battus par Francis Faure monté sur sa bicyclette à pédalage horizontal[33].

En 1936, Il fait partie de l'équipe de Champagne créée par Louis Daugé[34],[35].

En 1939, il court encore à Reims dans les éliminatoires régionales du Grand Prix des Nations[36],[37].

Il est mobilisé pendant la seconde guerre mondiale. Fait prisonnier, il est détenu en captivité au Stalag VII-A (en), au nord de la ville de Moosburg, dans le sud de la Bavière, où il organise les activités sportives[38],[39]. Il est libéré en octobre 1941[40],[41],[42].

Palmarès

Vie privée

Il épouse le 27 novembre 1928, Yvonne Mallet à Bois-Colombes[1],[46].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Champion de la Marne de vitesse en 1927
  2. ↑ 2e aux championnats de Belgique de vitesse des indépendants en1927.
  3. ↑ Robert Toussaint, Champion de la Marne sur route 1927, 8e aux championnats de France de cyclisme sur route 1927, Grand Prix de Champagne derrière moto 1935.
  4. ↑ René D’Hennin, ancien directeur sportif de L’Éclaireur de l'Est, il fut « pistard » au Bicycle Club Rémois et joueur de football à « La Gauloise de Reims ».
  5. ↑ contre 13 min 9 s 4/5 à Richard. Record battu en janvier 1941 par Louis Aimar

Références

  1. 1 2 « Acte de naissance n°729. Registre des naissances, Reims. Naissances 1904 (vue 211/372) », sur Archives départementales de la Marne (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 « La Pédale », sur Gallica, (consulté le )
  3. 1 2 « Le Petit Courrier, 18 avril 1928 », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF (consulté le )
  4. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  5. ↑ « Le Vélo », sur Gallica, (consulté le )
  6. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  7. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  8. 1 2 « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  9. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  10. ↑ « Excelsior », sur Gallica, (consulté le )
  11. ↑ « Le Miroir des sports », sur Gallica, (consulté le )
  12. ↑ « Match : l'intran », sur Gallica, (consulté le )
  13. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  14. ↑ « La Pédale », sur Gallica, (consulté le )
  15. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  16. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  17. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  18. ↑ « Match : l'intran », sur Gallica, (consulté le )
  19. ↑ « Le Populaire », sur Gallica, (consulté le )
  20. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  21. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  22. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  23. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  24. ↑ « Match : l'intran », sur Gallica, (consulté le )
  25. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  26. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  27. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  28. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  29. ↑ « L'Auto- », sur Gallica, (consulté le )
  30. ↑ « Match : l'intran », sur Gallica, (consulté le )
  31. ↑ « Paris-soir », sur Gallica, (consulté le )
  32. ↑ « Match : l'intran », sur Gallica, (consulté le )
  33. ↑ (en) Gunnar Fehlau, The recumbent bicycle, Williamston, MI, Out Your Backdoor Press, , 209 p. (ISBN 978-1-892590-59-6, lire en ligne), p. 12
  34. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  35. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  36. ↑ « Paris-soir », sur Gallica, (consulté le )
  37. ↑ « Paris-soir », sur Gallica, (consulté le )
  38. ↑ « Le Grand écho du Nord de la France », sur Gallica, (consulté le )
  39. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  40. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  41. ↑ « Le Miroir des sports », sur Gallica, (consulté le )
  42. ↑ « Paris-soir », sur Gallica, (consulté le )
  43. ↑ « La Pédale », sur Gallica, (consulté le )
  44. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  45. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  46. ↑ « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )

Liens externes

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