Marian Irwin Osterhout

Marian Irwin Osterhout
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Manhattan
Nationalité
Formation
Activités
Père
Robert Walker Irwin (en)
Conjoint
Winthrop John Vanleuven Osterhout (en)
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Marian Irwin Osterhout ( - ), est une physiologiste américano-japonaise. Elle est la première femme à recevoir une bourse de l'Académie nationale des sciences des États-Unis.

Biographie

Jeunesse et éducation

Marian Irwin naît le , à Tokyo, la fille d'Iki Takechi (1857-1940), une aristocrate japonaise, fille d'un samouraï, et de Robert Walker Irwin (1844-1925), diplomate américain. Elle commence sa scolarité au Japon, à l'école des nobles japonais, et les poursuit aux États-Unis, au collège Bryn Mawr de Pennsylvanie, où elle obtient son diplôme en 1913. Elle obtient son doctorat au Radcliffe College en 1919[1] avec une thèse dirigée par George Howard Parker[2] : Effect of Electrolytes and Non-electrolytes on Organisms in Relation to Sensory Stimulation and Respiration[3]. Elle reçoit le prix Caroline-Wilby pour son travail[4].

Carrière

En 1921, Marian Irwin participe à la Conférence nationale pour la limitation des armements, en tant qu'assistante du professeur Hideko Inoue, présidente de la Woman's Peace Organization au Japon[5]. Elle est la première femme à recevoir une bourse de l'Académie nationale des sciences, à l'Université Harvard, de 1923 à 1925[6],[7].

En 1925, elle est recrutée comme chercheuse à l'Université Rockefeller. Elle y rencontre Winthrop John Van Leuven Osterhout (1871-1964) qu'elle épouse en 1933[2]. Ils partent travailler dans la succursale de l'Université ouverte aux Bermudes en 1926.

À partir de 1933, et comme beaucoup de femmes mariées scientifiques à l'époque, elle continue de travailler à l'université mais sans percevoir de salaire, les règlements anti-népotisme interdisant que des conjoints aient tous les deux des postes rémunérés. Elle se spécialise dans l'étude de la perméabilité des cellules, et notamment la pénétration et l'accumulation des colorants[8],[9].

Membre de l'Institut océanographique de Woods Hole, elle publie une cinquantaine d'articles scientifiques. Par la suite, elle assiste son époux dans ses recherches et ils voyagent ensemble[2],[10].

Marian Irwin meurt le à Manhattan. Elle est inhumée au cimetière St. James the Less de Philadelphie[11].

Publications

Marian Irwin est l'autrice d'une cinquantaine de publications, dont[12] :

Notes et références

  1. ↑ "Marian Osterhout, Physiologist, Dead" New York Times (12 mai 1973): 36.
  2. ↑ (en) Marian Irwin, Effect of electrolytes and non-electrolytes on organisms in relation to sensory stimulation and respiration (Thèse), (OCLC 76989425)
  3. ↑ (en) The annual report of the President of Harvard University to the overseers on …, University Press Harvard, (lire en ligne)
  4. ↑ Laura Puffer Morgan, "On the Outskirts of the Conference" The Smith Alumnae Quarterly (février 1922): 115.
  5. ↑ « Marian Irwin Osterhout 1973 », The San Francisco Examiner,‎ , p. 28 (lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Report of the National Research Council (1924): 204.
  7. ↑ Marian Irwin, "Accumulation of dye in Nitella as related to dissociation" Experimental Biology and Medicine 23(4)(January 1926): 251-253.
  8. ↑ Marian Irwin, "Influence of Salts and Acids on Penetration of Brilliant Cresyl Blue into the Vacuole" Proceedings of the Society for Experimental Biology and Medicine 24(1)(October 1926): 54-58.
  9. ↑ Elizabeth Hanson, "Women Scientists at the Rockefeller Institute, 1901-1940" in Darwin H. Stapleton, ed., Creating a Tradition of Biomedical Research: Contributions to the History of the Rockefeller University (Rockefeller University Press 2004): 222-223.
  10. ↑ « Dr Marian Irwin Osterhout (1888-1973) - Mémorial... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  11. ↑ « Marian Irwin [WorldCat.org] », sur worldcat.org (consulté le )

Liens externes

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