Louis-Marie Michon

Louis-Marie Michon
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Louis-Marie Michon, né le à Blanzy et mort le à Paris, est un chirurgien français.

Biographie

Fils d'un chirurgien au bailliage de Montcenis qui fut maire de Blanzy, à l'aube de l'Empire[1], Louis-Marie Michon a fait ses études de médecine à Paris, où il a eu pour condisciples et collègues Émile Littré, Natalis Guillot et Antoine-Constant Danyau, et été reçu interne en 1825.

Élève de Guillaume Dupuytren à l'Hôtel-Dieu, il devient rapidement l'un des chirurgiens les plus consultés, notamment dans l'entourage de Louis-Philippe et de la famille royale. Dirigeant successivement les services de Cochin puis de l'Hôtel-Dieu, il se distingue, lors de la Révolution de 1848, en interdisant l'accès de son service aux forces de l'ordre venues poursuivre des blessés des barricades[2].

Nommé professeur agrégé à la Faculté, il est reçu à l'Académie de médecine et fonde avec un groupe de collègues la Société de Chirurgie[3], qu'il présidera l'année suivante.

Très lié avec son ancien collègue d'internat, Émile Littré, il aidera ce dernier à acquérir une maison où il composera son fameux Dictionnaire de la langue française[4].

Il a peu écrit, mais on retiendra un mémoire sur l'autoplastie de la face[5] et des tentatives de traitement de paralysies vésicales par l'électricité. Son éloge sera prononcé en 1873 par Félix Guyon[6], père de l'urologie française.

Il avait été élevé au rang d’officier de la Légion d'Honneur. Il est inhumé à Montcenis. Il est le père du docteur Joseph Michon.

Travaux

  • Remarques et observations sur plusieurs points d'anatomie et de chirurgie (Thèse inaugurale).
  • De la carie et de la nécrose (Thèse pour l'agrégation).
  • Structure et développement de l'encéphale et de la moëlle épinière (Thèse pour une chaire d'anatomie).
  • Des opérations que nécessitent les fistules vaginales (Thèse pour la chaire de médecine opératoire).
  • Du cancer cutané (Thèse pour une chaire de clinique chirurgicale).
  • Des tumeurs synoviales de la partie inférieure de l'avant-bras, de la face palmaire du poignet et de la main (Thèse pour une chaire de clinique chirurgicale).
  • Mémoire sur les rétrécissements de l'urèthre.
  • Mémoire sur quelques cas d'autoplastie de la face.
  • Mémoire et observations pour servir à l'histoire de l'application de la suture au traitement des plaies.
  • Mémoire sur la résection du maxillaire supérieur, avec conservation de la voûte palatine et du rebord alvéolaire.
  • Mémoire sur l'électricité appliquée au traitement de la paralysie de la vessie.
  • Article « Amputation », dans le Dictionnaire des études médicales pratiques.
  • Article « Hernie crurale », dans le même ouvrage.
  • Rapports et observations dans les recueils des sociétés savantes.

Notes et références

  1. ↑ Ville de Blanzy, archives municipales, années 1803-1807.
  2. ↑ Bénédicte Vergez-Chaignon, Les Internes des Hôpitaux de Paris 1802-1852, Hachette Littératures, 2002, p. 249-250.
  3. ↑ Mémoires de la Société de Chirurgie, 1843, t. I, statuts et membres fondateurs, Paris, Baillières, 1843.
  4. ↑ Jean Hamburger, de l'Académie Française, Monsieur Littré, biographie, Flammarion éd., 1988, p. 114.
  5. ↑ Revue médico-chir. de Paris.
  6. ↑ Éloge prononcé le 8 janvier 1873 à la séance annuelle de la Société de Chirurgie, Paris, Plon, 1873.

Liens externes

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