Laboratoire Albert Fert

Laboratoire Albert-Fert
Le centre de recherche et développement de Thales à Palaiseau, sur le campus de l’école polytechnique (Paris-Saclay).
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
UMPhy
Code
UMR137
Type
Domaine d'activité
Siège
Pays
Coordonnées
48° 42′ 57″ N, 2° 12′ 12″ E
Organisation
Directeur
Paolo Bortolotti (d) (depuis )
Organisations mères
Affiliation
Site web
Carte

Le Laboratoire Albert Fert (précédemment nommé l'Unité mixte de Physique CNRS/Thales, UMPhy jusqu'au 6 décembre 2023[1]), créé en 1995, est un laboratoire cogéré par le CNRS et l'entreprise Thales. L'UMPhy est associée à l'Université Paris-Sud depuis 2000.

Historique

Le centre de R&D de Thales à Palaiseau, sur le campus de l’École polytechnique (Paris-Saclay).

La création de l'UMPhy est le fruit d'une longue collaboration entre l'équipe d'Albert Fert à l'Université Paris-Sud et le groupe de physique d'Alain Friederich au laboratoire central de recherche de Thomson-CSF. Cette collaboration fructueuse, initialement centrée sur les multicouches métalliques magnétiques, a conduit à la découverte de l'effet de magnétorésistance géante (GMR) en 1988, pour laquelle Albert Fert a reçu le prix Nobel de physique en 2007. Cette découverte est également considérée comme la naissance de la spintronique[2].

Depuis 1995, l'UMPhy est active dans de nombreux sujets de spintronique tels que la magnétorésistance à effet tunnel, les nanofils magnétiques, l'injection de spin dans divers hétérostructures (métaux, oxydes, semi-conducteurs) et le transfert de spin dans les dispositifs nano-structurés.

Initialement centrée sur la spintronique et nanomagnétisme, les activités scientifiques de l'UMPhy ont été étendues en 1996 aux supraconducteurs à haute température (SHTC). Plus récemment, pour faire face au renouvellement de l'intérêt pour la physique d'oxydes, une ligne de recherche sur les oxydes fonctionnels a été lancée. L'UMPhy accueille également depuis 2006 le groupe de lithographie par rayons X.

Rapport de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur

En , l'unité mixte de Physique CNRS/Thales a fait l'objet d'une évaluation par l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur. La conclusion du rapport est : « Laboratoire mixte entre le milieu académique et un partenaire industriel, l'Unité de physique CNRS-Thales réussit un équilibre remarquable entre recherche fondamentale de haut niveau et prise en compte des aspects applicatifs. Sur sa thématique historique de la Spintronique, l'unité est à l'avant-garde de la communauté internationale sur les sujets de recherche les plus actuels : couple de transfert de spin et effets magnéto-Coulomb. Sur la thématique Supraconductivité-traitement du signal, un renouvellement de l'activité a eu lieu avec en vue le développement de matériaux pour l'électronique supraconductrice. L'activité sur les oxydes fonctionnels, plus récemment développée, connait de grands succès dans l'étude de matériaux de propriétés multiferroïques »[3].

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ « L’Unité Mixte de Physique CNRS-Thales devient le Laboratoire Albert Fert (CNRS – Thales – Université Paris Saclay) », sur laboratoire-albert-fert.cnrs-thales.fr, (consulté le ).
  2. ↑ « Le Prix Nobel de Physique 2007 attribué au physicien français Albert Fert », sur le site du CNRS (consulté le ).
  3. ↑ Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, rapport d'évaluation de l'Unité mixte de Physique CNRS/Thales, août 2010, [lire en ligne].


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