Jean-Baptiste Raymond

Jean-Baptiste Raymond
Fonctions
Député à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada
–
(8 ans)
Circonscription Huntingdon
Législature 3e
4e
Prédécesseur Joseph-François Perrault et Joseph Périnault
Successeur Jean-Antoine Panet et Ignace-Michel-Louis-Antoine d'Irumberry de Salaberry
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Roch-des-Aulnaies, Nouvelle-France
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Laprairie, Canada
Parti politique Parti canadien ; Parti bureaucrate
Enfants Jean-Moïse Raymond
Sophie Raymond
Profession Homme d'affaires, fabricant, négociant

Jean-Baptiste Raymond (Saint-Roch-des-Aulnaies, Québec, Canada, - Laprairie, Québec, ), seigneur du Lac-Matapédia, est un homme d'affaires et homme politique bas-canadien, député de Huntingdon.

Biographie

Il hérite de la seigneurie du Lac-Matapédia et la revend pour payer ses dettes.

Jean-Baptiste Raymond, né en 1757, est le fils de Jean-Baptiste Moyse de Rémond et de sa première femme, née Marie-Françoise Damours de Louvières[1], descendante de Mathieu d'Amours de Chauffours, et qui possède la seigneurie du Lac-Matapédia.

Après des études primaires à Montréal, il part à 12 ans faire la traite des fourrures[2].

Fondation de La Tortue - Négoce et fabriques

De retour en 1783, Jean-Baptiste Raymond fonde la localité de La Tortue (sur la paroisse de Saint-Philippe-de-Laprairie) et s'y établit[1].

Il s'adonne à différents négoces ; vers 1795, son crédit est important sur Laprairie et La Tortue. Des spéculations sur la poudre à canon le mettent en difficulté financière et il vend en juin 1796 la seigneurie du Lac-Matapédia qu'il avait héritée de sa mère[1],[3]. Mais ensuite ses affaires prospèrent de nouveau ; il s'installe à Laprairie avec sa famille en 1801. Jean-Baptiste associe à ses affaires son fils Jean-Moïse Raymond et comme il souffre d'infirmités, il lui confie une part croissante dans la direction. Jean-Baptiste Raymond et Fils devient une des entreprises les plus prospères de la région[1] et se diversifie : commerce de marchandises sèches, plusieurs scieries, plusieurs fabriques de potasse, commerce de blé.

Député de Huntingdon

Jean-Baptiste Raymond est élu député de Huntingdon à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada en 1800, et il est réélu député en 1804. Il soutient alternativement le Parti canadien et le Parti des bureaucrates[2]. Il participe peu à l'assemblée, préférant suivre la marche de ses affaires[1].

Jean-Baptiste Raymond est par ailleurs nommé ou élu à différentes autres charges. Nommé juge de paix en 1803, il l'est de nouveau en 1812. Il est nommé en 1812 capitaine, à la tête du 1er bataillon de milice de Boucherville. En 1817 il travaille avec une commission pour améliorer les communications dans la région de Huntingdon. En 1822, il est élu à la présidence de l'assemblée organisée à Huntingdon par le parti canadien en opposition au projet d'union du Bas et du Haut-Canada[1].

Il meurt en 1825, et il est inhumé dans l'église paroissiale de Laprairie[1].

Vie familiale

En 1784, Jean-Baptiste Raymond épouse Marie-Clotilde Girardin, fille du marchand Charles-François Girardin et de Marie-Louise Le Cerf dit La Chasse[2].

La veuve de Jean-Baptiste, née Marie-Clotilde Girardin, se remarie en 1828 avec Edme Henry, notaire, homme d'affaires, lieutenant-colonel et homme politique, député.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Raymond, Jean-Baptiste », dans le Dictionnaire biographique du Canada, Université de Toronto et Université Laval [Notice en ligne].
  2. 1 2 3 Assemblée nationale du Québec, notice Jean-Baptiste Raymond
  3. ↑ Site du Val brillant avec l'historique de la seigneurie du Lac Matapédia citant le contrat de mariage des parents Raymond-Damours de Louvières en 1754, et l'acte de vente de 1796.
  4. ↑ « Raymond, Jean-Moïse (Jean-Moyse) », dans le Dictionnaire biographique du Canada, Volume VII [Décès 1836-1850], Université de Toronto et Université Laval [Notice en ligne].
  5. ↑ Articles « Pinsonaut, Paul-Théophile » et « Pinsoneault, Pierre-Adolphe », Dictionnaire biographique du Canada, Université de Toronto et Université Laval.
  6. ↑ Bibaud jeune (François Marie Uncas Maximilien Bibaud), Le panthéon canadien, Cérat et Bourguignon, 1858, p. 97.

Bibliographie et sources

  • Alan Dever, « Raymond, Jean-Baptiste », dans le Dictionnaire biographique du Canada, Volume VI [Décès 1821-1835], Université de Toronto et Université Laval, 1987 et 2000 [Notice en ligne].
  • Jean-Jacques Lefebvre, « Jean-Baptiste Raymond (1757-1825), député de Huntington (Laprairie), 1800-1808 », Bulletin des recherches historiques, Société des études historiques (Québec), A. Roy, vol. 58,‎ , p. 59-72.
  • « Raymond, Jean-Baptiste (1757-1825) », dans Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, Québec (Province), Bibliothèque de l'Assemblée nationale, Presses Université Laval, (ISBN 2763773044 et 9782763773049, lire en ligne), p. 634.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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