Iota Herculis

Iota Herculis
Description de cette image, également commentée ci-après
Dessin historique de la constellation d'Hercule montrant Iota Herculis comme l'un des pieds du héros.
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 17h 39m 27,8861s[1]
Déclinaison +46° 00′ 22,800″[1]
Constellation Hercule
Magnitude apparente 3,75[1]

Localisation dans la constellation : Hercule

(Voir situation dans la constellation : Hercule)
Caractéristiques
Type spectral B3IV[2]
Indice U-B −0,69[3]
Indice B-V −0,18[3]
Indice R-I −0,17[3]
Variabilité SPB[4],[5]
Astrométrie
Vitesse radiale −18,9 ± 0,4 km/s[6]
Mouvement propre μα = +7,48 mas/a[1]
μδ = +4,53 mas/a[1]
Parallaxe 7,17 ± 0,13 mas[1]
Distance 455 ± 8 al
(139 ± 3 pc)
Magnitude absolue −1,97
Caractéristiques physiques
Masse 6,7 ± 0,1 M☉[7]
Rayon 5,29 ± 0,45 R☉[8]
Gravité de surface (log g) 3,82 ± 0,06[8]
Luminosité 2 500 L☉[9]
Température 18 070 ± 294 K[8]
Métallicité −0,40[10]
Rotation 11 km/s[3]
Âge 37,8 ± 8,6 × 106 a[7]

Désignations

ι Her, 85 Her, BD+46°2349, FK5 663, GC 23965, HD 160762, HIP 86414, HR 6588, SAO 46872, WDS J17395 +4600Aa,Ab[2]

Iota Herculis (ι Her, ι Herculis) est une étoile binaire[11] de 4e magnitude de la constellation d'Hercule.

En chinois, 天棓 (Tiān Bàng), signifiant Fléau céleste, fait référence à un astérisme constitué de ι Herculis, ξ Draconis, ν Draconis, β Draconis et γ Draconis[12]. Par conséquent, ι Herculis elle-même est appelée 天棓五 (Tiān Bàng wu, la cinquième étoile du Fléau céleste).

Propriétés

Iota Herculis est une sous-géante de type B qui est à la fin de sa phase de fusion de l'hydrogène[9]. Avec un type spectral B3IV, elle est beaucoup plus grosse que le Soleil, avec une masse égale à 6,5 fois celle du Soleil et un rayon 5,3 fois supérieur. Bien que sa magnitude apparente soit seulement de 3,79, elle est 2 500 fois plus lumineuse que le Soleil, donnant une magnitude absolue de -2,11, plus brillante en réalité que la plupart des étoiles chaudes de type B de l'amas ouvert des Pléiades. La mission du satellite Hipparcos a estimé sa distance à environ 152 parsecs (pc) de la Terre, soit 496 années-lumière (al)[13] ; une mesure de parallaxe révisée par Floor van Leeuwen en 2007, établit cependant sa distance à 455 al avec une marge d'erreur beaucoup plus resserrée de seulement 8 al[1].

Iota Herculis est une étoile de type B à pulsation lente, avec une période de pulsation principale d'environ 3,5 jours et dont l'amplitude s'est avérée être particulièrement variable sur le long terme[5].

Système stellaire

Iota Herculis est une binaire spectroscopique ayant une période de 113,8 jours, indiquant que l'étoile secondaire orbite à environ 1 ua de l'étoile principale[9]. Étant donné la masse de l'étoile primaire, le compagnon ne peut pas être plus massif que 0,4 M☉, ce qui implique qu'il est soit une naine blanche, soit une naine rouge[5].

Une troisième étoile d'une magnitude visuelle de 12,1 et située à une séparation angulaire de 116 secondes d'arc a été identifiée[14]. Il s'agit d'une composante optique ; elle présente une parallaxe de 1,19 ± 0,01 mas mesurée par le satellite Gaia[15], ce qui la place à une distance de 838 ± 13 pc (∼2 730 al) de la Terre, bien plus loin que ne l'est Iota Herculis.

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 (en) F. van Leeuwen, « Hipparcos, the New Reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 (en) V* iot Her -- Variable Star of beta Cep type sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  3. 1 2 3 4 (en) « Bright Star Catalogue, 5e édition révisée (Hoffleit+, 1991) », sur VizieR, Centre de Données astronomiques de Strasbourg (consulté le )
  4. ↑ (en) « VSX : Detail for iot Her », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le )
  5. 1 2 3 (en) G. A. Wade et al., « A search for weak or complex magnetic fields in the B3V star ι Herculis », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 444, no 3,‎ , p. 1993-2004 (DOI 10.1093/mnras/stu1541, Bibcode 2014MNRAS.444.1993W, arXiv 1407.3991)
  6. ↑ (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  7. 1 2 (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  8. 1 2 3 (en) E. L. Fitzpatrick et D. Massa, « Determining the Physical Properties of the B Stars. II. Calibration of Synthetic Photometry », The Astronomical Journal, vol. 129, no 3,‎ , p. 1642–1662 (DOI 10.1086/427855, Bibcode 2005AJ....129.1642F, arXiv astro-ph/0412542)
  9. 1 2 3 (en) James B. Kaler, « IOTA HER (Iota Herculis) », sur Stars
  10. ↑ (en) Geraldine J. Peters et Lawrence H. Aller, « The Chemical Composition of IOTA Herculis », The Astrophysical Journal, vol. 159,‎ , p. 525 (DOI 10.1086/150328, Bibcode 1970ApJ...159..525P)
  11. ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878, lire en ligne)
  12. ↑ (zh) 中國星座神話, written by 陳久金. Published by 台灣書房出版有限公司, 2005, (ISBN 978-986-7332-25-7).
  13. ↑ (en) Perryman, M. A. C.; Lindegren, L.; Kovalevsky, J.; Hoeg, E. et al, « The HIPPARCOS Catalogue », Astronomy and Astrophysics, vol. 323,‎ , L49–L52 (Bibcode 1997A&A...323L..49P)
  14. ↑ « CCDM (Catalog of Components of Double & Multiple stars (Dommanget+ 2002) », VizieR, Centre de Données astronomiques de Strasbourg (consulté le )
  15. ↑ (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.

Liens externes

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