Guillaume III de Provence

Guillaume III de Provence
Titre de noblesse
Comte de Provence
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Décès
Famille
Père
Mère
Fratrie

Guillaume III, mort en 1037, est comte de Provence de 1014 à 1037. Il est fils de Rotboald II, comte de Provence et d'Ermengarde.

Biographie

Guillaume est le fils de Rotboald II, comte de Provence et d'Ermengarde[1]. Sa mère semble s'être remariée, selon Georges de Manteyer[1] ou plus récemment par le médiéviste Laurent Ripart[2], à Rodolphe III, roi de Bourgogne[3]. Mais cette thèse ne fait pas l'unanimité[4].

Il est mentionné principalement entre 1030 à 1037, notamment par une donation avec son épouse à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille (Cartulaire de Saint- Victor, n°681). Il est ainsi marié à Lucie (ego Willelmus, nobilissimus comes, et uxor mea, nomine Lucia)[1], dont l'origine reste inconnue, et dont il n'a pas d'enfant. Il succède ainsi à son père, à la tête du comté, avant 1014, sous le nom de Guillaume III (ou IV pour la médiéviste Eliana Magnani, qui désigne Guillaume II de Provence comme portant le numéro III[1]). Sa sœur, Emma, mariée à Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, lui succède.

En 1016, Guillaume et son frère Hugues sont présentés par leur mère à l'empereur Henri II à une assemblée à Strasbourg.

Références

  1. 1 2 3 4 Eliana Magnani, «  Monastères et aristocratie en Provence - milieu Xe - début XIIe siècle », Lit Verlag, 10, 1999, Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter, Gert Melville, 3-8258-3663-0, « Guillaume IV, comte de Provence, 41, 60, 68, 72, 169 » (lire en ligne).
  2. ↑ Laurent Ripart, Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle), vol. 1, Université de Nice, coll. « thèse sous la dir. de Henri Bresc », , 833 p. (lire en ligne), p. 54.
  3. ↑ Christian Sorrel (sous la direction de), Haute-Savoie en images : 1000 ans d'histoire, 1000 images, Les Marches, La Fontaine de Siloé, coll. « Histoire de la Savoie en images : images, récits », , 461 p. (ISBN 978-2-84206-347-4, lire en ligne), p. 116-117.
  4. ↑ Theodor Schieffer, Hans E Mayer, Die Urkunden der burgundischen Rudolfinger (Regum Burgundiae e stirpe Rudolfina diplomata et acta), München, 1977, n° 136, p. 313.

Voir aussi

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