Francis de Plunkett

Francis de Plunkett
Aquarelle de Lhéritier.
Fonctions
Directeur de théâtre (d)
Directeur de théâtre (d)
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domicile
Rue Charles-Laffitte (d) ()
Activité
Fratrie
signature de Francis de Plunkett
Signature au bas d'une lettre adressée à Charles Nuitter, le 24 juin 1889.

Francis de Plunkett, né le à Bruxelles et mort le à Paris 9e, est un directeur de théâtre belge.

Biographie

Frère cadet d’Eugénie et d’Adeline de Plunkett, Plunkett a commencé par jouer la comédie, à Bruxelles, où il est devenu directeur[1]. Des plus intelligents, ayant réalisé une certaine fortune, il s’est installé à Paris où il s’est associé avec Léon Dormeuil (d) Voir avec Reasonator et Adolphe Choler, directeurs du théâtre du Palais-Royal, où il est resté pas moins de 22 années pendant lesquelles sa fortune s’est considérablement augmentée[2].

Passé ensuite à l’Eden-Théâtre, dont il a été seul directeur pendant quelque temps, il a présidé à des spectacles fastueux et tout aussi fructueux que ce théâtre n’a pas retrouvé, depuis sa direction. C’est également pendant celle-ci qu’a eu lieu la première représentation parisienne en français[a], du Lohengrin de Richard Wagner[b], à l’Éden, le [3].

D’apparence placide, il n’était pourtant pas du genre à se laisser faire et était prêt à se battre en duel pour faire valoir son bon droit. Il a ainsi eu avec le patron du Figaro des démêlés armés qui sont restés célèbres[4],[5].

Retiré des affaires, il vivait en famille avec son épouse, ex-pensionnaire du théâtre de la rue Montpensier, et sa fille, épouse de l’architecte Maurice Yvon[6], lorsqu’il est mort subitement, frappé de congestion, en son domicile de la rue La Fayette où, il avait reçu la veille, à diner Paul Mussay, son successeur au théâtre du Palais-Royal[2]. Il repose au cimetière de Neuilly[7].

Jugements

« C’était un excellent homme, mais qu’une infirmité désagréable — il était sourd — prédisposait à une grande froideur d’accueil pour les gens qu’il ne connaissait pas. On peut dire de lui surtout « qu’il gagnait beaucoup à être connu. »[8] »

« C’était un homme de rapports sûrs, de gout solide et de grand tact. Il est rare qu’un auteur n’ait pas eu à se louer de ses conseils[4]. »

Notes et références

Notes

  1. ↑ Traduction française de Charles Nuitter.
  2. ↑ Distribution : Lohengrin, Ernest Van Dyck ; Telramund, Emile Blauwaert (nl) ; Le roi Henri, Félix Couturier ; Un héraut, Numa Auguez ; Elsa de Brabant, Fidès Devriès ; Ortrude Radbod, Marthe Duvivier (ca).

Références

  1. ↑ « Courrier des théâtres », Journal des débats politiques et littéraires, Paris, vol. 105,‎ , p. 3 (ISSN 2420-6474, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  2. 1 2 « Nouvelles des théâtres », Les Nouveautés, Paris, no 149,‎ , p. 2 (ISSN 2556-269X, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  3. ↑ Edmond Stoullig et Édouard Noël (préf. Jules Claretie), Les Annales du théâtre et de la musique, vol. 13, Paris, Paul Ollendorff, (lire en ligne sur Gallica), p. 474.
  4. 1 2 Pierre Véron, « De la mêlée… », Le Monde illustré, Paris, vol. 37, t. 72, no 1888,‎ , p. 2 (ISSN 0996-2336, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  5. ↑ Émile Laurent, Histoire anecdotique du duel dans tous les temps et dans tous les pays, Bruxelles, Meline, Cans et Cie, 342 p., in-16 (lire en ligne sur Gallica), p. 199
  6. ↑ Charles William Limouzin (d) Voir avec Reasonator, « Monaco », La Vie mondaine à Nice, Nice, no 167,‎ , p. 2 (ISSN 2612-9108, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  7. ↑ Calchas, « Courrier des théâtres », La Presse, Paris, no 374,‎ , p. 4 (ISSN 1160-7718, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  8. ↑ Georges d’Heylli, « J'annonce encore… », Gazette anecdotique (d) Voir avec Reasonator, Paris, vol. 18, no 11,‎ , p. 326 (ISSN 2390-5921, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

Liens externes

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