Fort de Bourlémont

Fort de Bourlémont
Image illustrative de l’article Fort de Bourlémont
Description
Type d'ouvrage fort à massif central
Dates de construction de 1878 à 1881
Ceinture fortifiée isolé
Utilisation fort d'arrêt
Utilisation actuelle lieu de loisirs : fort aux énigmes
Propriété actuelle commune de Mont-lès-Neufchâteau
Garnison 719 hommes
Armement de rempart 17 canons et 4 mortiers
Armement de flanquement 8 pièce
Organe cuirassé néant
Modernisation béton spécial non réalisée
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison ?
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 48° 21′ 50″ nord, 5° 38′ 39″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Fort de Bourlémont
Géolocalisation sur la carte : Vosges
(Voir situation sur carte : Vosges)
Fort de Bourlémont

Le fort de Bourlémont, appelé brièvement fort Choiseul, est un ouvrage militaire, faisant partie du système Séré de Rivières, construit entre 1878 et 1881[1]. Il avait pour mission de servir de fort d'arrêt dans la « trouée de Charmes », entre la place forte de Toul et celle d'Épinal. Il est situé sur la commune de Mont-lès-Neufchâteau. Il est aujourd'hui un lieu touristique géré par une association.

Caractéristiques

Ce fort possède un pont-levis à son entrée principale. Il est appelé à jouer un rôle considérable dans la défense du territoire[2] C'est un fort d'arrêt qui fermait la trouée de Charmes entre les rideaux défensifs Épinal-Belfort et Toul-Verdun. Sa mission est de couvrir des feux de son artillerie :

  • la retraite des troupes actives au cas où elles seraient obligées d'évacuer les massifs boisés de Mirecourt ;
  • le nœud ferroviaire et routier de Neufchâteau d'importance exceptionnelle (4 lignes de chemin de fer, 5 routes, plusieurs chemins) ;
  • la vallée de la Saônelle ;
  • la vallée de Midrevaux ;
  • et d'empêcher les troupes ennemies d'accéder au bassin parisien. Ce fort doit tenir pendant 3 mois, en autarcie complète.

La superficie de l'ouvrage est de 3,6 hectares à l'intérieur des fossés, 4,5 hectares avec les fossés. Le fort se compose de 84 salles et abris pour 91 locaux au total. Il est prévu pour recevoir :

  • 732 hommes, dont 690 hommes de troupe, 33 sous-officiers et 9 officiers ;
  • 5 chevaux ;
  • 18 pièces de rempart ;
  • 8 pièces de flanquement ;
  • 11 mortiers ;
  • 150 000 kg de poudre noire en caisse de 50 kg et 985 000 balles.

Histoire du fort

Par le décret du , le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militaires[3]. Pour le fort de Bourlémont, son « nom Boulanger » est en référence au général de la Révolution Claude Antoine Clériadus de Choiseul La Baume, natif de Nancy : le nouveau nom devait être gravé au fronton de l'entrée. Dès le , le successeur de Boulanger au ministère, Théophile Ferron, abroge le décret[4]. Le fort reprend officiellement son nom précédent.

  • De 1881 à 1914 : accueil d'une garnison réduite dans le fort, détachée de 79e régiment d'artillerie. Le fort fut particulièrement armé.
  • De 1914 à 1918 : réarmement du fort en catastrophe pour faire face au conflit.
  • En 1918 : occupé par les troupes américaines, le fort devient un lieu de détention pour les soldats alsaciens et allemands.
  • De 1918 à 1939 : la garnison du fort ne se compose plus que d'une petite garnison et sert surtout de dépôt de munitions.
  • En 1940 : il est investi par les troupes allemandes qui l'utilisent comme dépôt de munitions et de matériel.
  • De 1945 à 1950 : seul subsiste un piquet de garde résidant dans les locaux officiers à l'extérieur du fort.
  • De 1950 à 1996 : à l'abandon, bien que toujours terrain militaire. Les soldats y venaient quelquefois dans l'année pour y faire des exercices.
  • En 1996 : la commune de Mont-lès-Neufchâteau acquiert le fort.
  • En 1997 : la gestion et l'exploitation du fort sont confiées à l'association naissante des Amis du Fort de Bourlémont.
  • En 2000 : l’association monte un chantier d’insertion pour restaurer petit à petit le fort.
  • De 2000 à aujourd'hui : le fort est devenu un lieu de loisirs familial et culturel sous le nom de « fort aux énigmes ».

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ « Fort de Bourlémont », notice no IA00127044, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. ↑ Cf. rapport armement du 8 avril 1879
  3. ↑ Note no 5285 le du ministre de la Guerre Boulanger aux généraux commandant les régions militaires ; décret présidentiel du pour les nouvelles dénominations des forts, batteries et casernes sur proposition du ministre de la guerre, M. le général Boulanger.
  4. ↑ Lettre no 14980 bis le de M. le ministre de la Guerre, M. le général Ferron, abrogeant le décret présidentiel du 21 janvier.
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