Eugène Quinton

Eugène Quinton
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Distinction
Salon des artistes français :
médaille de 3e classe en 1883
médaille de 2e classe en 1888

Eugène Marie Quinton, né le à Rennes[1] et mort le dans le 14e arrondissement de Paris[2], est un sculpteur français.

Carrière

D'origine populaire, Eugène Quinton est le fils d'un maçon. Il est l'élève de Jules Cavelier à l'École des beaux-arts de Paris[3],[4].

Après avoir sculpté des bustes, il réalise en 1884 une statue en plâtre, L’Étoile du Berger, déposée au musée des beaux-arts de Rennes[5].

Quinton reçoit une médaille de 3e classe en 1883 pour sa statue, La Défense du Territoire.

En 1886, il réalise une statuette de L'Amour présidant à la toilette.

En 1888, sa sculpture Jeune Chasseur à la source remporte une 2e médaille au Salon des artistes français à Paris[6], suivie trois ans plus tard de Mélodie.

Une médaille de bronze lui est attribuée à l'Exposition universelle de Paris de 1889.

En 1890-1891, il participe avec trois autres sculpteurs rennais au concours organisé par la ville de Rennes pour élever un monument à Jean Leperdit, maire de Rennes en 1794-1795 ; c'est le projet d'Emmanuel Dolivet qui sera retenu[7]. Le modèle en plâtre de Quinton est conservé au musée des beaux-arts de Rennes[8].

Au Salon de 1892, l'année de sa mort, il présente la statuette Écho[9].

Postérité

La Renommée d'après Eugène Quinton sur une boîte de biscuits LU (1910). Nantes, musée du château des ducs de Bretagne.

À la demande de Louis Lefèvre-Utile, Eugène Quinton compose une figure de La Renommée[10], divinité allégorique représentée par une femme ailée embouchant une trompette. Louis Lefèvre-Utile dépose officiellement cette version de La Renommée et lance l'exploitation commerciale de son image sur les boîtes des produits LU en 1895 ; la figure est utilisée jusqu'en 1957[11].

Son nom est attribué à une rue de Rennes par une délibération du conseil municipal du .

Notes et références

  1. ↑ Archives de Paris, état-civil numérisé du 3e arrondissement de Paris, mariages de l'année 1884, acte no  922 en date du . Fils de Julien Louis Quinton, maçon, et Julie Françoise Nicole Felliot, il épouse Marie-Eugénie Nicolier.
  2. ↑ Archives de Paris, état-civil numérisé du 14e arrondissement de Paris, décès de l'année 1892, acte no  2608. Le statuaire meurt au domicile conjugal no 49 rue Boulard.
  3. ↑ Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure, des artistes vivans exposés au Palais des Champs-Elysées, (lire en ligne).
  4. ↑ Lui-même ancien élève du sculpteur David d'Angers.
  5. ↑ Bulletin des musées, 1892, p.205 et 206, sur Gallica, Bnf.
  6. ↑ Anne-Henriette Auffret, « Reflets d'un mythe : le spectre de Narcisse dans l'art français, 1880-1910 », dans Marie Gispert, Catherine Méneux, Emmanuel Pernoud et Pierre Wat, Actes de la Journée d’études Actualité de la recherche en XIXe siècle, (lire en ligne), p. 38-39.
  7. ↑ Archives municipales de Rennes, « Jean Leperdit, une statue place du Champ-Jacquet » (consulté le ).
  8. ↑ Notice no 000SC024354, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  9. ↑ Le Radical, 27 juin 1892, p.2 (en ligne sur gallica.bnf.fr).
  10. ↑ Olivier Pétré-Grenouilleau, Nantes, (lire en ligne), p. 159.
  11. ↑ Gérard Monnier, « L'imaginaire du « petit beurre » », Vingtième Siècle, revue d'histoire, no 65,‎ , p. 143-144 (lire en ligne).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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