Dufrénoysite

Dufrénoysite
Catégorie II : sulfures et sulfosels[1]
Image illustrative de l’article Dufrénoysite
Dufrénoysite - Batopilas, Andres del Rio District, Mun. de Batopilas, Chihuahua, Mexique
Général
Symbole IMA Duf[2]
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule chimique As2Pb2S25 Pb2 As2 S25
Identification
Masse formulaire[3] 1 365,9 ± 0,3 uma
As 10,97 %, Pb 30,34 %, S 58,69 %,
Couleur Gris de plomb à gris acier
Système cristallin Monoclinique
Classe cristalline et groupe d'espace Prismatique ;
P 21/m
Macle sur [001]
Clivage parfait [010] Distinct
Cassure conchoïdale
Habitus Massif, tabulaire à prismatique
Échelle de Mohs 3
Trait rouge sombre à brun
Éclat sub métallique
Propriétés optiques
Transparence subtransparent à opaque
Propriétés chimiques
Densité 5,55 - 5,57
Propriétés physiques
Radioactivité aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La dufrénoysite est une espèce minérale, constituée d'un sulfosel d'arsenic et de plomb de formule idéale Pb2As2S25.

Inventeur et étymologie

Décrit par Alexis Damour en 1845[4]. Dédié à Armand Dufrénoy, minéralogiste et géologue français, professeur à l'École nationale supérieure des mines de Paris (1792-1857).

Topotype

Carrière de Lengenbach, Binntal, Valais, Suisse

Cristallographie

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 8,41 Å, b = 25,85 Å, c = 7,88 Å, β = 90,5°, Z = 8 ; V = 1 713,03 Å3.
  • Densité calculée = 5,62.

Gîtologie

Espèce rare qui se rencontre dans les veines hydrothermales de température basse à modérée.

Synonymie

  • arsenomelan
  • gothardite, gotthardite, gotthardtite en référence au Massif du Saint-Gothard.
  • plumbobinnite Weisbach (1880)
  • scléroclase von Waltershausen (1855) [5]

Remarque : le nom de dufrénoysite a été par deux fois attribué à un minéral :

Gisements remarquables

En Europe :

Dans le monde :

  • Beltana Mine Puttapa, North Flinders Ranges, Flinders Ranges, Australie[9]
  • Hemlo Mines, Hemlo gold deposit, Marathon, district de Thunder Bay, Ontario, Canada[10]

Notes et références

  1. ↑ La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. ↑ (en) Laurence N. Warr, « IMA–CNMNC approved mineral symbols », Mineralogical Magazine, vol. 85, no 3,‎ , p. 291-320 (DOI 10.1180/mgm.2021.43 Accès libre).
  3. ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. ↑ Alexis Damour, « Notice : Sur le sulfo-arséniure de plomb du mont Saint-Gothard (nouvelle espèce minérale) », in Annales de chimie et de physique, 3e série, tome XIV, 1845, p. 379–383.
  5. ↑ Ann. Phys.: 94: 115.
  6. ↑ Wolfgang Sartorius von Waltershausen, "Ein Beitrag zur näheren Kenntniß des Dolomits in den Walliser Alpen", in Annalen der Physik und Chemie, Poggendorf, vol. 94, 1855, p. 115–141 (p. 119.
  7. ↑ A. Strasser: Die Minerale Salzburgs (1989).
  8. ↑ de Haller, series of article in Bull. Soc. Genevoise de Minéralogie in the 1980.
  9. ↑ Elliott, P. (1991): Minerals from the Beltana mine, Puttapa, South Australia. Mineral. Rec. 22, 449-456.
  10. ↑ Mineralogical Magazine 1988 52 : 691-697.

Voir aussi

Liens externes

  • icône décorative Portail des minéraux et roches
  • icône décorative Portail de la chimie