Coyah

Coyah
Le village de Madinagbe à Coyah
Géographie
Pays
Région
Préfecture
Sous-préfecture
Coyah (d)
Coordonnées
9° 42′ 00″ N, 13° 23′ 00″ O
Géolocalisation sur la carte : Guinée
(Voir situation sur carte : Guinée)

Coyah (ou Coya, Koyah, Quoyah) est une ville de la République de Guinée, située à environ cinquante kilomètres de la capitale Conakry. C'est le chef-lieu de la préfecture homonyme.

Toponymie

« Coyah » serait une déformation du patronyme du fondateur de la localité, Mangué Koyo, qui, vers la fin du XVIIIe siècle, guidait des migrants Soussou à la recherche de terres agricoles et de nouveaux territoires de chasse[1]. Cependant une autre origine est également avancée: Coyah signifierait « lieu du sel » en soussou[2].

Géographie

Cartographies de la commune
Carte OpenStreetMap
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Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
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Relief

À une altitude d'environ 95 m, Coyah est située au pied du mont Kakoulima qui culmine à 1 107 m[3].

Climat

La localité possède un climat de savane de type Aw selon la classification de Köppen, avec une température annuelle moyenne de 27,3 °C et des précipitations d'environ 1 429,8 mm par an, beaucoup plus importantes en été qu'en hiver.

Population

Habitantes de Coyah.

Lors du recensement de 1983 on y a dénombré 14 254 habitants[4].

À partir d'une extrapolation du recensement de 2014 (RGPH3), la population de Coyah Centre a été estimée à 53 019 personnes[5].

Les Soussou y sont largement majoritaires[6].

Économie

Malgré la proximité de la capitale Conakry et Dubréka, une ville plus industrialisée, c'est une bourgade plutôt pauvre, confrontée à un chômage massif. Elle reste une zone de production de sel – quoique concurrencée par le sel importé – et d'une eau minérale qui porte le nom de la commune[7].

Transports

Depuis l'achèvement d'une route nationale à 2x2 voies la reliant à la capitale, Coyah fait figure de grande banlieue de Conakry, mais au sortir de la presqu'île de Kaloum à la circulation très dense, elle marque en direction de Kindia et du nord-est le début de la « brousse[8] ».

D'importants travaux se poursuivent en 2020 pour reconstruire la route nationale N1 qui doit relier Coyah à Mamou et Dabola[9].

Personnalités

Notes et références

  1. ↑ Diagnostic local de sécurité 2016. Communes urbaines de Coyah et Dubréka, Coginta, 2016, p. 3
  2. ↑ Olivier Weller, Alexa Dufraisse et Pierre Petrequin, Sel, eau, forêt. D’hier à aujourd’hui, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Les Cahiers de la MSHE / Homme et environnement » (no 12), (ISBN 978-2-84867-230-4 et 978-2-84867-813-9, DOI 10.4000/books.pufc.25547, lire en ligne), chap. 4 (« Production de sel marin sur les rives lagunaires du Bénin et en mangrove de Guinée : de la cuisson sur bois de chauffe à l’alternative par évaporation naturelle »)
  3. ↑ (en) Mohamed Saliou Camara, Thomas O'Toole, Janice E. Baker, « Mount Kakoulima », in Historical Dictionary of Guinea, Scarecrow Press, 2013 (5e éd. rév.), p. 220 (ISBN 9780810879690)
  4. ↑ Diagnostic local de sécurité 2016. Communes urbaines de Coyah et Dubréka, op. cit., p. 4
  5. ↑ République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016, p. 53
  6. ↑ Diagnostic local de sécurité 2016. Communes urbaines de Coyah et Dubréka, op. cit., p. 77
  7. ↑ Diagnostic local de sécurité 2016. Communes urbaines de Coyah et Dubréka, op. cit., p. 6
  8. ↑ Guinée. Country Guide, coll. Petit Futé, 2019, p. 130
  9. ↑ « Route nationale N°1 Coyah-Mamou-Dabola : des perturbations de la circulation annoncées… », africaguinee.com, 20 janvier 2020

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

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