Colonnes de César

Colonnes de César
Présentation
Destination initiale
Bornes milliaires et voie romaine
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
43° 48′ 58″ N, 4° 35′ 57″ E
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Les colonnes de César sont quatre bornes milliaires romaines situées à Beaucaire (Gard), en France.

Elles ont été trouvées en bordure de la Via Domitia sur un axe entre Beaucaire et la Jonquières-Saint-Vincent (où certains spécialistes les localisent par erreur), au lieu-dit Peyrous Plantadous ou Peires Plantades, au Clos des Mélettes.

Description

Localisation

Accessibles uniquement à pied ou en deux roues, les bornes sont situées à 450 m. à l'est du carrefour entre le chemin de Bieudon, du chemin de l'Enclos d'Armin et du chemin d'exploitation du Plateau, sur un chemin en cul-de-sac prolongeant celui de Bieudon connu comme la Via Domitia (selon la carte IGN[1]), et nommé aussi chemin Exploitation Enclos d'Argent (selon Google Maps).

Ces quatre bornes milliaires sont toujours in situ, en bordure nord[2] de ce que l'on nommait alors le chemin rural (C.R.) 56, avant le développement aux alentours de la cimenterie. Celle-ci ayant à terme sectionné la voie menant à Beaucaire, à 4 km plus à l'est.

Historique

Ce sont des milliaires du XIIIe mille depuis Nîmes, se rapportant à des campagnes de réfection de la voie sous les empereurs Auguste (CIL XVII-02, 210), Tibère (CIL XVII-02, 211) et Claude ou plutôt Antonin[3] pour les deux anépigraphes (CIL XVII-02, 212 et 213). Jacques Gascou note que le milliaire de Tibère est le seul connu, de cet empereur, à donner une indication de distance[4].

Elles ont été dégagées et redressées par le service des monuments historiques en novembre 1962[5], à l'occasion du premier classement[6] soutenu par l'alors jeune Société d'histoire et d'archéologie de Beaucaire[7].

Protection

Trois des bornes sont classées au titre des monuments historiques en 1963[8]. Une base anépigraphe supplémentaire est classée deux ans après[9], le 12 janvier 1965. Ultérieurement, le 21 décembre 1984 puis le 5 février 1987, le tronçon de la voie romaine nommée Via Domitia, mitoyen des bornes (mais également sur les communes de Redessan et Jonquières-Saint-Vincent, dans le Gard, et Castelnau-le-Lez, dans l'Hérault) est inscrit au titre des monuments historiques[10].

Galerie photographique

Références

  1. ↑ Voir plus précisément ce lien sur Geoportail.
  2. ↑ Voir la photographie sur archeolyon.araire.org.
  3. ↑ Cf. Provost 1999, p. 221-222.
  4. ↑ Cf. Gascou 1996. p. 60.
  5. ↑ Voir la figure 28 Beaucaire : bornes milliaires en bordure de la Voie Domitienne dans Gallet de Santerre 1964, p. 499.
  6. ↑ Cf. Gallet de Santerre 1964, p. 498.
  7. ↑ Ouverte en 1960, ses coordonnées sont accessibles sur le site de la ville.
  8. ↑ « Trois bornes milliaires, dites Colonnes de César ou Peyrous Plantadous », notice no PA00102974, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. ↑ « Fragment de base de borne milliaire », notice no PA00102975, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. ↑ « Tronçon de la route dite Via Domitia », notice no PA00103023, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Bibliographie

Carte archéologique
  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule 30/2. Gard [= CAG-30-2], 1999, p. 221-222 (ISBN 2-87754-066-9) (en ligne).
Recueils d'inscriptions
  • (la) Corpus Inscriptionum Latinarum [17]. Miliaria Imperii Romani. Pars secunda, Miliaria provinciarum Narbonensis Galliarum Germaniarum [= CIL XVII-2], éd. par Gerold Walser (de), Berlin, New York, 1986, inscr. n° 210-213 (ISBN 978-3-11-004592-5).
  • (de) Ingemar König (de), Die Meilensteine der Gallia Narbonensis : Studien zum Strassenwesen der Provincia Narbonensis, Berne, 1970, inscr. n° 172-175 (Itinera romana : Beiträge zur Strabengeschichte des Römischen Reiches, 3 [= IR-03]) (OCLC 1410505).
Études
  • André Michelozzi, La Voie Domitienne entre Beaucaire et Nîmes, Beaucaire, Éditions de la Société d'histoire et d'archéologie de Beaucaire, 2002 (ISBN 2910270092).
  • Jacques Gascou, « La présence de Tibère en Narbonnaise : les portraits et les inscriptions. II, Les témoignages épigraphiques », dans Revue archéologique de Narbonnaise, 29, 1996. p. 60 (inscription n° 29 de l'époque de Tibère, marquant le XIIIe mille depuis Nîmes = CIL XVII-2, 211) (en ligne).
  • Jean-Claude Bessac, Michel Christol, Jean-Luc Fiches, Yves Gasco, M. Janon, A. Michelozzi, Cl. Raynaud, A. Roth-Congès et D. Terrer, Ugernum, Beaucaire et le Beaucairois à l'époque romaine, Caveirac, ARALO, 1987, p. 73, 78 et 80 (Publications de l'Association pour la recherche archéologique en Languedoc oriental, 15-16) (ISSN 1141-4499) (OCLC 493624447).
  • Hubert Gallet de Santerre, « Montpellier », dans Gallia, 22, fasc. 2, 1964, p. 498 (Beaucaire, b) et 499 (fig. 28) (en ligne).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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