Beurré gris

Beurré gris, vue par Rozier.

La beurré gris est une variété de poire.

Beurré Gris, Gute Graue, dans Deutsche Pomologie.
La Capiaumont allemande.

Synonymes

  • D'Ambleteuse.
  • Beurrée d'Ambleuse.
  • Beurré d'Amboise.
  • Beurré doré.
  • Beurré roux[1], voir ce nom.
  • Beurré Aurore[1].
  • Beurré d'Isambart.
  • Beurré gris d'automne.
  • Beurré d'Anjou.
  • Beurré Capiaumont[1].
  • Beurré Rouge.
  • Beurré Rousse[2],[3].
  • Eisenbart (en Allemagne),
  • Isambart.
  • En Allemagne : Gute Graue, ‘Beurre gris’, ‘Graue Sommerbutterbirne’, ‘Graubirne’, ‘Grisbirne’, ‘Schöne Gabriele’, ‘Sommer-Ambrette’.

Origine

Elle est d'origine inconnue mais très ancienne, déjà mentionnée par Olivier de Serres en 1651. En Allemagne, de nombreuses appellations conduisent à des confusions...

Arbre

Rameaux : moyens, assez forts, arqués, flexueux, rouge brun clair.

Yeux : gros, coniques, obtus, peu écartés du rameau.

Culture : ce poirier peut être greffé sur franc ou sur cognassier ; on recommande de le greffer sur franc et de le planter en espalier. Il se plaît aux expositions chaudes, dans les sols argilo-siliceux, substantiels, frais et non humides.

On taille court et on pince les bourgeons qui se développent sur trois ou quatre feuilles. Cette variété, délicate, très sujette à la tavelure, doit être soumise aux traitements cupriques en été et les fruits à l'ensachage.

Fruit d'amateur[4].

C'est une variété triploïde qui sera pollenisée par ‘Clapp's Favorite’, ‘Gellerts Butterbirne’, ‘Gräfin von Paris’, ‘Louise Bonne’, ‘Madame Verté’, ‘Bergamotte Esperen’, ‘Boscs Flaschenbirne’[5].

Fruit

Fruit : moyen ou assez gros, turbiné[6] ventru, presque aussi large que haut.

Épiderme : fin, jaune pâle, verdâtre, presque entièrement lavé de fauve, pointillé de gris foncé, rarement teinté de rose.

Pédicelle : moyen, assez fort, parfois charnu à la base, il est renflé au point d'attache.

Œil : moyen, ouvert. Inséré dans une dépression peu profonde, il est assez large, parfois à fleur du fruit.

Chair : blanche, assez fine, fondante, beurrée, très juteuse, sucrée, un peu vineuse, agréablement acidulée et parfumée.

Qualité : très bonne.

Maturité : octobre[4].

Voir aussi

Articles connexes

Poirier | Rosacées | Arbre fruitier

Liens externes

Bibliographie

  • De Liron d'Airoles[7], Les poiriers les plus précieux.
  • Alexandre Bivort, Annales de pomologie belge, 1859.
  • André Leroy, Dictionnaire de pomologie, Poires, tome 1.
  • Alphonse Mas, Poires d'Automne, 1867.
  • Barthélemy Charles Joseph Dumortier et M. W. Brown, Pomone Tournaisienne : Société Royale D'Horticulture et d'Agriculture de Tournay, Tournai, Casterman (Vve H.), , 251 p. (lire en ligne), p. 1-251
  • Société pomologique de France, Le verger français, catalogue descriptif des fruits adoptés par le congrès pomologique, tome 1[8], impr.B.Arnaud, Lyon-Paris, 1947, 576 pp., avec schémas et photos en N&B, tome 2[9], Extraits inédits[10].
  • Le Poirier, de Masseron et Trillot au CTIFL (1993) - 224 pages.
  • Les Bonnes poires, de Charles Baltet (1859) - 272 pages.

Notes et références

  1. 1 2 3 André Leroy, Dictionnaire de pomologie, tome 1, p. 298, 1867.
  2. ↑ Le Lectier, Catalogue des arbres cultivés dans son verger et plant, 1628, p. 11.
  3. ↑ Lire en ligne. André Leroy, Dictionnaire de pomologie, tome 1, p. 371, fiche 215, 1867.
  4. 1 2 Source : Le Verger français.
  5. ↑ (de) Kurzbeschreibung (PDF; 184 kB) Biologische Station Bonn.
  6. ↑ turbiné, définition sur le Wiktionnaire.
  7. ↑ Lire sa biographie en ligne.
  8. ↑ Tome 1, lire en ligne.
  9. ↑ Lire en ligne.
  10. ↑ Lire en ligne les extraits de 1938 à 1964.
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