Bernard Pache

Bernard Pache, né le à Sallanches et mort le à La Seyne-sur-Mer, est un haut fonctionnaire français qui a dirigé de grandes entreprises publiques et privées.

Biographie

Famille et formation

Bernard Pierre Pache naît le à Sallanches en Haute-Savoie du mariage le à Marseille de Joseph Marius Pierre Pache ( à Chindrieux en Savoie - à Paris)[1], ingénieur diplômé de l'École centrale Paris (promotion 1923)[2], et de Sabine Minjoz, institutrice ( à Montmélian - à Neuilly-sur-Seine)[3].

Après des études secondaires au collège Sainte-Croix-de-Neuilly[3] (promotion 1951)[4], il intègre les classes préparatoires aux grandes écoles et entre à l'École polytechnique en 1954[5]. En 1956, il choisit l'École des mines de Paris comme école d'application[6].

Le , il épouse Yvette Vital. De ce mariage, naissent trois garçons[3].

Il meurt le à La Seyne-sur-Mer[1],[7],[a].

Carrière professionnelle

Ingénieur du corps des mines, il commence sa carrière à Alger en 1959 puis à Metz en 1960. En 1963, il est nommé adjoint de Pierre Alby, directeur des mines au ministère de l'Industrie à Paris. En 1965, il est conseiller technique au cabinet de Michel Maurice-Bokanowski, ministre de l'Industrie, puis en 1966 à celui de Raymond Marcellin[3].

Il rejoint le groupe Pechiney en 1967, d'abord comme directeur-adjoint puis comme directeur des activités nucléaires. À partir de 1973, il dirige diverses filiales du groupe Pechiney Ugine Kuhlmann, dont il est nommé en 1979 directeur de la politique industrielle, puis président-directeur général en 1985.

En 1986, il succède à Michel Hug à la direction générale des Charbonnages de France[8]. Il en est le président-directeur général de 1987 à 1992.

Il est ensuite nommé président-directeur général du Groupe informatique Bull[9] dont il tente de poursuivre le redressement engagé par son prédécesseur Francis Lorentz[10],[11] mais, ayant une stratégie différente de celle de son ministre de tutelle, il est forcé de quitter la tête du groupe[12], non sans avoir résisté à son ministre[13].

De 1994 à 1999, il est président du directoire de l'Entreprise minière et chimique (propriétaire des mines de potasse d'Alsace)[14]. Il est aussi président de la Fédération des minerais et métaux non-ferreux (FEDEM) de 1995 à 1999.

Il a aussi été président de l'Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (AX) de 1990 à 1994, et président de la Fondation Georges Besse[15].

Décorations

Bernard Pache est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur puis fait chevalier de l'ordre le . Il est promu au grade d'officier le au titre de « président-directeur général d'un groupe industriel »[16].

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le faire-part de décès dans le carnet du jour du Figaro indique Bandol comme commune du décès alors que le fichier des décès en France, établi à partir des actes de décès, indique La Seyne-sur-Mer.

Références

  1. 1 2 Fiche « Joseph Marius Pierre Pache » dans le fichier Insee des décès depuis 1970.
  2. ↑ Annuaire de l'association des Centraliens, édition 2011, p. 210.
  3. 1 2 3 4 « Notice « Bernard Pache » », sur le site du Who's Who in France (consulté le ).
  4. ↑ Bulletin de Sainte-Croix de Neuilly, Pentecôte 1990, p. 43.
  5. ↑ Première partie de la fiche « Bernard Pache » dans le répertoire des Ingénieurs et scientifiques de France.
  6. ↑ Seconde partie de la fiche « Bernard Pache » dans le répertoire des Ingénieurs et scientifiques de France.
  7. ↑ Faire-part de décès dans le quotidien Le Figaro
  8. ↑ C. B., « Directeur général de Charbonnages de France M. Bernard Pache : un tranquille Savoyard » Accès payant, sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le ).
  9. ↑ « Le remplacement du président de Bull. M. Bernard Pache : l'homme des restructurations » Accès payant, sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le ).
  10. ↑ Philippe Le Ceour, « Bull : Bernard Pache tient tête aux pouvoirs publics », sur le site du quotidien Les Échos, (consulté le ).
  11. ↑ Hervé Jannic, « Les silences de Bernard Pache » Accès payant, sur le site du magazine L'Express, (consulté le ).
  12. ↑ « Bernard Pache: une guerre perdue » Accès payant, sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le ).
  13. ↑ Bull : Pache résiste à son ministre, , revue Capital, [lire en ligne].
  14. ↑ D. Co, « Bernard Pache juge EMC structurellement déficitaire », sur le site du quotidien Les Échos, (consulté le ).
  15. ↑ Membres fondateurs de la Fondation Georges Besse, sur 'le site de la fondation.
  16. ↑ Décret du 14 avril 1995 portant promotion et nomination.
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