2,6-Diaminopurine

2,6-Diaminopurine
Image illustrative de l’article 2,6-Diaminopurine
Structure de la 2,6-diaminopurine
Identification
Nom UICPA 7H-purine-2,6-diamine
Synonymes

2-aminoadénine

No CAS 1904-98-9
No ECHA 100.016.006
No CE 217-605-2
No RTECS UO7524000
PubChem 30976
ChEBI 38001
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule C5H6N6  [Isomères]
Masse molaire[1] 150,141 3 ± 0,005 6 g/mol
C 40 %, H 4,03 %, N 55,97 %,
Précautions
SGH[2]
SGH07 : Toxique, irritant, sensibilisant, narcotiqueSGH08 : Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxique
Attention
H315, H319, H335, H351, H302+H312+H332, P261, P280 et P305+P351+P338

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La 2,6-diaminopurine, ou 2-aminoadénine, est un composé organique hétérocyclique de la famille des purines. Cette base nucléique, très semblable à l'adénine, s'en distingue par la présence d'un groupe amine –NH2 sur l'atome de carbone 2. Cette amine supplémentaire permet à cette base de s'apparier avec la thymine ou avec l'uracile en formant trois liaisons hydrogène et non deux comme l'adénine[3].

Paire de bases formée par la 2,6-diaminopurine et la thymine.

La 2,6-diaminopurine fait partie des bases observées dans plusieurs chondrites carbonées, suggérant que des bases nucléiques seraient présentes dans les astéroïdes et autres corps rocheux en orbite dans le Système solaire[4],[5].

Notes et références

  1. ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. ↑ Fiche Sigma-Aldrich du composé 2,6-Diaminopurine 98 %, consultée le 6 août 2015.
  3. ↑ (en) M. D. Kirnos, I. Y. Khudyakov, N. I. Alexandrushkina & B. F. Vanyushin, « 2-Aminoadenine is an adenine substituting for a base in S-2L cyanophage DNA », Nature, vol. 270, no 5635,‎ , p. 369-370 (PMID 413053, DOI 10.1038/270369a0, Bibcode 1977Natur.270..369K, lire en ligne)
  4. ↑ (en) Michael P. Callahan, Karen E. Smith, H. James Cleaves II, Josef Ruzicka, Jennifer C. Stern, Daniel P. Glavin, Christopher H. House et Jason P. Dworkin, « Carbonaceous meteorites contain a wide range of extraterrestrial nucleobases », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 108, no 34,‎ , p. 13995-13998 (PMID 21836052, PMCID 3161613, DOI 10.1073/pnas.1106493108, Bibcode 2011PNAS..10813995C, lire en ligne)
  5. ↑ (en) Aaron S. Burton, Jennifer C. Stern, Jamie E. Elsila, Daniel P. Glavin et Jason P. Dworkin, « Understanding prebiotic chemistry through the analysis of extraterrestrial amino acids and nucleobases in meteorites », Chemical Society Reviews, vol. 41, no 16,‎ , p. 5459-5472 (PMID 22706603, DOI 10.1039/C2CS35109A, lire en ligne)
  • icône décorative Portail de la chimie
  • icône décorative Portail de la biochimie